25/08/2014

A place to call HOME

Voilà. J’ai pris une photo depuis la fenêtre de ma nouvelle chambre. Ça fait deux jours que j’habite avec deux garçons hongrois très sympas.

Moving

 Change is always good

One of my friends told me once: "Change is always good."

Je me répétais cette phrase pas mal ces temps. Comme je viens de le dire, je devais déménager le weekend, et mon nouveau coloc vient juste d’annoncer qu’on doit quitter cet appartement aussi fin novembre, alors nouveau déménagement booked. Depuis quelque temps, tout change autour de moi sans arrêt. Une nouvelle adresse c’est déjà un grand changement, mais ce qui est vraiment important, c’est tout ce qui va avec. Je suis une personne qui subit assez mal les grands changements. Avant, c’était un peu mieux, mais récemment j’avais de plus en plus le sentiment de vouloir avoir une certaine sécurité. Une situation stable, quelque chose de fix, qui ne change plus. J’avais cette idée fixe, je voulais tellement avoir un endroit où je pourrais me sentir "chez moi". I wanted to feel "home". Par contre, pendant longtemps, j’ai mal interprété la définition de ce fameux "home", et je m’en rends compte seulement maintenant.

A la recherche de "chez moi"

Je suis partie de la Hongrie depuis presque 3 ans, et ma vie est loin d’être facile ici. Je pense que c’est la même chose pour tous les étrangers, et des fois même pour certains Suisses. Si je regarde autour de moi, en ce moment il y a un peu tout le monde qui galère dans sa vie pour une raison ou pour une autre. Batailles avec un échec amoureux, problèmes avec l’argent, situations compliquées dans la famille, histoires impossibles au travail, déménagements, etc etc. Et tout le monde aimerait avoir une seule chose: de la stabilité, et un petit endroit où ils sont tranquilles, en sécurité.

C’est ce que je recherchais moi aussi. Puis j’ai commencé à réfléchir.

Je suis venue en Suisse en août 2011, et j’habitais pendant une année chez une famille superbe où je travaillais comme aupair. J’ai beaucoup aimé cette année, mais mon but était toujours de 'trouver l’endroit où je suis vraiment chez moi'. En même temps, ces personnes étaient toujours super gentilles avec moi, ils m’ont très souvent indiqué le chemin dans les labyrinthes du système suisse, ils m’ont également averti des dangers de ce pays magnifique, et en dépit des difficultés, leur accueil chaleureux et honnête m’a vraiment donné envie de rester.

Quand j’ai fini mon année d’aupair, j’ai retrouvé du travail, mais trouver un logement s’avérait vraiment difficile. Puis j’ai eu de la chance de nouveau, et pour finir, je pouvais aller habiter dans un petit studio qui faisait partie d’une grande maison familiale. J’habitais toute seule, mais souvent la famille m’invitait à dîner avec eux, et je pouvais toujours demander leur aide si j’en avais besoin. Pourtant, c’était juste un "dépannage" (qui a duré quand même plus d’une année et je serai toujours reconnaissante pour eux), alors je savais qu’un jour je devais partir. Ce qui fait que mon but était de nouveau: 'trouver l’endroit où je suis vraiment chez moi'.

Pat

Enfin, ce qui m’a vraiment ouvert les yeux, c’est mon tout dernier logement, d’où on devait partir le weekend passé, comme le contrat de bail a terminé. J’habitais chez une femme incroyable, avec sa fille et leur fameux chat pendant seulement 5mois, mais je l’ai prise en affection pour toute ma vie, et c’est aussi elle qui m’a fait comprendre une leçon très importante de la vie. Elle s’appelle Pat. Avant elle, comme je l’ai déjà dit, mon but était de trouver mon "chez moi". Puis, quand on a commencé à vivre ensemble, j’ai aussi commencé à clairement voir toutes les bonnes choses qui sont autour de moi. J’attendais toujours la fin de la journée quand je l’entendais rentrer du travail, et je pouvais bavarder avec elle, ou simplement passer du temps avec elle. J’attendais toujours le chat aussi qui courait quand il entendait la clé tourner dans la serrure, et qui venait me dire bonjour, j’aimais tellement écouter les histoires qu’elle m’a racontées, et elle m’a donné le sentiment de vraiment m’écouter aussi. Elle est une femme très forte qui mérite le plus grand respect, pleine de vie et d’optimisme, et pleine de bonté. Elle gère toute seule sa famille, elle travaille vraiment dur, mais il lui reste toujours de l’énergie pour aider aussi les autres. Je traverse une période pas évidente, elle m’a même vu dans des moments vraiment difficiles, elle m’a vue en tant que je suis, et elle m’a acceptée. Et ce n’est pas tout. Elle m’a tellement aidé dans tout que même si on n’habite plus ensemble, je sais qu’elle sera toujours avec moi, et je veux aussi être là pour elle.

On a déménagé samedi, pendant la matinée, mais je devais retrourner dans l’appartement le soir, pour chercher quelques affaires que j’avais encore là-bas. J’ai ouvert la porte. Ça faisait bizarre que tout était vide. J’attendais le chat venir me dire bonsoir, mais il n’était plus là. Je suis allée dans ma chambre, et je me suis assise par terre pendant un bon moment. Big girls don’t cry. Of course not….But I was alone so it doesn’t count. Puis j’ai regardé autour de moi, et je ne voyais plus de murs vides, mais de l’espace plein de mémoires et d’amour. Nos conversations dans la cuisine, les soirs quand je rentrais tard et elle dormait sur la canapé, les moments rigolos quand le chat sautait sur nous de façon inattendue de sa cachette, ses mots qui m’ont gentiment redonné la confiance en tout et qui m’ont finalement ouvert les yeux. Tout était là. Et je ne cherchais plus le "chez moi", parce que j’étais chez moi. Well, big girls still don’t cry, I said STILL DON’T, but looking back, I realised that the whole time I was looking for something that I already had. I was looking for home, when I was already at home.

Changes

So what’s with this change thing? Is it really always good? I’d rather say, it’s always hard, but it will always help you to go forward in your life, and in many cases it will open your eyes. Même si j’aime bien mes nouveaux colocataires, maintenant c’est enconre très difficile de ne plus habiter avec Pat, sa fille et leur chat. Ils me manquent énormément, mais grâce à elle, je vois tout d’une manière complètement différente. Stabilité, sécurité? C’est quoi? Un bon travail, une bonne situation? Oui, bien sûr tout ça compte, et moi aussi j’essaie de trouver ma voie ici en Suisse, mais ce qui compte vraiment c’est les gens autour de toi qui t’aiment vraiment et qui seront toujours à côté de toi, no matter what. Tu peux être n’importe où, même en Suisse, dans un pays difficile, en train de galérer avec le système, si tu es entourée de tes Amis et si tu as une famille, tu seras toujours chez toi. Your home is where your heart is. C’est grâce à Pat que j’ai appris cette leçon. Il y a tout qui est en train de changer autour de moi, et rien n’est sûr. But funny thing is: c’est dans ce changement de fou que j’ai retrouvé la vraie stabilité. Quand j’étais assise dans ma chambre vide, j’ai pensé à Pat. J'aime profondément cette femme, et je ne l’aurais jamais rencontrée s’il n’y avait pas eu autant de changements dans ma vie. Et après, j’ai aussi pensé à ma Famille, et à mon petit groupe d’Amis. I just call them: The Ones I love the most. Everything changes, but They always stayed by my side, and it will never change. Wherever I go, They are my home.

10/08/2014

HR in Swiss style

Pour un instant, j’ai eu envie de changer le nom de mon blog. Once upon a time….c’est le début d’un conte de fées….Et soyons honnêtes, vivre en Suisse en tant qu’étrangère n’a juste rien à voir avec un conte. J’aurais voulu donner le nom: A foreigner in Switzerland. Puis je me suis calmée, et  je l’ai gardé.

Il y a plus de deux ans que j’habite en Suisse, et après la phase du choc culturel - ce qui était quand même énorme pour moi, femme venant dela Hongrieà "Wonderland" -, je commence à voirla Suissed’une manière assez réaliste. Je connais maintenant bien le système, je me rends compte de plus en plus de leur mentalité et c’est ça qui me fait comprendre que j’aurai encore un long-long chemin à marcher pour atteindre mon objectif. Déjà, voir clairement mon objectif était un très grand pas. Maintenant je suis complètement sûre de vouloir changer de profession et de travailler dans les Ressources Humaines. Il y avait pas mal de signes déjà dans mon passé qui montraient bien que c’est le métier qui m’intéresse vraiment, mais j’ai fait l’immense erreur de ne pas m’écouter dès le début. Au moins, j’ai appris la leçon pour toute une vie.

Baloo’s right

Baloo chante dans Le livre de la jungle qu’il en faut peu pour être heureux. Je suis tout à fait d’accord, mais d’après tout ce que je traverse en ce moment, je dirais plutôt: il faut faire tout ce qu’on peut pour avoir le job qu’on aime vraiment pour être heureux. Et le reste, ça viendra tout seul. Lady Gaga chante: "Just love yourself and you’re set". Comme je viens de le dire: just love your job, yourself, and you’re set.

Et si seulement c’était si facile que ça….Combien de personnes sont obligées de faire un boulot qu’ils n’aiment pas, combien de gens se battent pour obtenir l’emploi qu’ils aimeraient vraiment, combien de personnes finissent par avoir un burnout ou d’autres problèmes de santé à cause d’un travail qui les épuise? Et même si on commence à marcher dans la bonne direction, combien de recherches, combien de postulations, et surtout, combien de réponses négatives nous attendent? En tant qu’étrangère, en arrivant en Suisse, j’ai essayé – comme tout le monde – de m’adapter. Puis les mois, les années ont passé, et c’est maintenant que j’ose finalement me dire: STOP. Je ne m’adapte plus à une situation qui ne me convient pas. Pour que je m’y arrive, je devais perdre beaucoup de confiance, plein d’énergie, un homme que j’aimais vraiment, et presque ma santé. Un bilan assez flagrant quand même.

What is love?

En ce moment, je pourrais décrire ma relation avecla Suisse un peu comme si c’était une relation d’amour. Je l’aime. Profondément. Depuis le tout début. Par contre, après avoir plané sur un nuage rose, je suis tombée par terre et maintenant je la vois dans sa réalité. Et cette chute m’a fait beaucoup de mal. Je voyaisla Suisse avant comme un pays chaleureux et accueillant, mais en fait elle peut être très froide, fermée, rigide, têtue, hostile. Et d’après ce que je ressens, elle juge de plus en plus les étrangers. On a eu un grand conflit,la Suisse, et moi.

So what is love? Pour moi, c’est de pouvoir être vraiment moi-même et d’être acceptée comme ça, d’aimer l’autre personne comme elle est, accepter que personne n’est parfait et que tout le monde a des défauts, et de donner la peine lors des conflits de trouver des solutions, des compromis ensemble. Et il y avait un moment quand j’ai pensé quela Suissene m’acceptait plus, qu’elle ne voulait plus de moi. Le 9 février elle a même fait une remarque, à très haute voix. Puis long silence de ma part. Pas parce que je n’avais rien à dire, mais parce que ça m’a fait mal.

Finding a way

L’amour ne sera jamais parfait, mais si tu aimes vraiment, tu trouveras toujours une solution. Alors c’est ce qu’on fait maintenant,la Suisse et moi. Je l’aime toujours, et je la traite très bien, mais maintenant il faut qu’elle arrête de me juger, et qu’elle me donne aussi la possibilité d’être moi-même, même si je suis étrangère. Je suis ici pour pouvoir m’intégrer, j’aimerais rester dans le pays, mais j’aimerais aussi pouvoir travailler dans le domaine qui me passionne vraiment. C’était ma demande. Puis il semble qu’elle sera capable de faire un effort et d’arriver à un compromis. Preuve: je commencerai la formation dans le RH en septembre, mais notre conflit est encore loin d’être reglé. J’ai commencé à chercher un stage dans mon nouveau domaine, mais c’est super difficile. J’ai l’impression que le marché du travail reste encore pas mal fermé pour nous. Déjà en regardant la plupart des annonces, très souvent si on n’a pas fait des études en Suisse, ou si on n’a pas un permis C, il y a très peu de chance que notre dossier soit retenu. Toutes les postulations que j’ai envoyées, et toutes les réponses négatives que j’au eues jusqu’ici, je vous jure, c’est pas facile à gérer. Pourtant, je continue.

My song

And Enter, and Enter, c’est ça qui occupe récemment mon temps libre. Je travaille la journée, et je cherche du travail le soir et le weekend. J’ai retravaillé mon CV, ma lettre de motivation, je lis plein d’articles dans le sujet et même si je suis étrangère, je garde l’espoir quela Suisse ouvre gentiment les yeux, et elle comprend que je ne suis pas un ennemi, et que tout ce que je demande c’est la possibilité de s’intégrer. Like in the song: if you gave me a chance I would take it, it’s a shot in the dark but I’ll make it. Mais on n’est pas encore là. Pour le moment, c’est une autre chanson qui pourrait décrire ce que je ressens. En train de me lever, et essayer de faire confiance de nouveau. Croire qu’au bout du chemin qu’on doit encore faire et qui est plein d’obstacles, on va trouver une solution. J’ai écouté cette chanson l’autre jour, et tout d’un coup ça m’a fait penser à la Suisse.

"Lost trust,21 gramsof soul

All the sanity I ever owned

Gone….

But I’m still breathing

Through the thunder, and the fire, and the madness

Just to let you shoot me down again

BUT I’M STILL BREATHING...."

 

and Enter....

HR.JPG

Lire l'article ici aussi: Once upon a time in Switzerland.